eclairages nocturnes, Pollution lumineuse,
économies et citoyenneté
gallery/Eclairage nocturne Hibou

Certaines communes de la CCEPPG ont réduit de façon très significative la durée de leurs éclairages nocturnes, et donc leurs dépenses en KWH et en euros et diminué ainsi la pollution lumineuse dont les effets négatifs sur la biodiversité ont été amplement démontrés.

L’APEG a donc lancé en janvier 2019 une enquête informelle auprès des 19 municipalités réunies dans la CCEPPG. Elle a reçu un accueil favorable dont les principaux

enseignements sont révélateurs d’une large prise de conscience de cette situation par les édiles locaux.

Des arrêtés municipaux de limitation de l’éclairage public sont en effet déjà en place dans plus de la moitié des communes (60 %), et depuis plusieurs années dans certaines communes, 4 nouvelles communes ayant intégré ce dispositif en 2019.

En plus de la réduction de la pollution lumineuse, les retombées positives sont importantes en termes d'économies budgétaires, de l'ordre de 50 % du coût de l'éclairage public pour de nombreuses communes  ! Dans une période où l’on s’inquiète de la réduction des ressources de nos communes, il paraît logique de commencer par consommer moins avant de décider de raser des forêts pour implanter des champs photovoltaiques. C’est important pour les communes de montrer l’exemple dans une période où l’on demande à chacun de réduire sa consommation énergétique.

La population dans son ensemble a fort bien accueilli ces changements. Des ajustements ont parfois été nécessaires  : maintien de quelques points lumineux sur certaines zones sensibles ou dangereuses (circulation) ou périodes particulières (fêtes de fin d'année ou autre).

gallery/Eclairage nocturne

 

L’équipe municipale de Taulignan a opté pour une méthode garante de la pérennité des décisions prises  : après une année d’expérimentation elle a demandé aux habitants de répondre à un questionnaire  ; il en ressort que sur l’ensemble des habitants ayant répondu, 6% ont manifesté leur opposition, 94% sont favorables à la poursuite de l’extinction des éclairages durant la nuit. 34% aimeraient aménager les plages horaires.

Eteindre les éclairages de nos rues ou de nos vitrines, lorsqu’ils ne sont d’aucune utilité ce n’est pas refuser le progrès, c’est réserver nos ressources énergétiques et financières à de meilleurs usages.

L’ APEG aimerait que l’extinction des éclairages nocturnes devienne la norme et que l’éclairage redevienne une source de confort dont on mesure en permanence l’importance pour nous et le désagrément pour la faune.

Notre objectif est comme toujours de participer à la protection de notre environnement, de réduire les gaspillages d’énergie, d’aider à généraliser les meilleures pratiques au sein de nos communes.