Nourrissage des oiseaux en hiver


Pour le nourrissage des oiseaux, 2 grandes théories s’affrontent, même chez les ornithologues!

1° les nourrir c’est les inciter à la paresse: c’est leur donner des habitudes dangereuses pour leurs jeunes, et …ça revient cher (peut être est ce là la véritable raison!)

2° les nourrir c’est les aider: c’est compenser modestement les dégâts provoqués par l’homme (arrachage des haies,monoculture, épandage de pesticides …).

Nous avons une vision fragmentaire de la vie animale: les oiseaux que nous voyons à une mangeoire à un moment déterminé ne sont souvent pas les mêmes que ceux que nous observions quelques temps auparavant. Ceux que l’on voit au début du printemps ne sont plus ceux qui venaient en hiver; ce sont vraisemblablement des migrateurs qui font étape pour se restaurer,reprendre des forces. Ils ont donc particulièrement besoin d’aide car c’est la génération future qu’ils préparent.

Les animaux sauvages savent très bien s’auto-réguler. Ils n’ont pas besoin des hommes pour savoir ce qu’ils doivent manger et en quelle quantité. Autrefois nous leur fournissions beaucoup plus d’aliments avec nos systèmes de culture traditionnelle.

Vous pourrez noter que, plus le printemps avance moins les oiseaux s’intéressent aux mangeoires; vous pouvez en faire l’expérience;

Deux raisons essentielles:

en été, il y a suffisamment à manger dans des endroits moins dangereux qu’une mangeoire ( présence des humains ou de leurs chats, plus fréquente en été)

les premières alimentations données aux oisillons sont constituées d’insectes (chenilles, papillons,larves,vers de terre…) plus faciles à ingurgiter et plus nourrissants. C’est le cas de la quasi totalité des oiseaux, à l’exception (à ma connaissance ) des pigeons, tourterelles qui nourrissent leurs jeunes avec un « lait » fabriqué dans leur jabot à partir des graines. Au printemps et en été, on ne voit pratiquement plus de mésanges autour des agrainoirs.


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Jamais un oiseau ne mettra en danger la vie de ses oisillons par « paresse ». Comment pourrait il oublier ce savoir faire inné qui le pousse à nourrir ses jeunes avec des insectes, alors qu’il n’oublie jamais la date de son départ, ni le lieu de migration ? Par contre les oiseaux comme tous les êtres vivants lorsqu’il s’agit de se nourrir, sont adeptes de « l'économie d’effort ».

Ils nidifieront de préférence à proximité des endroits où la nourriture est abondante (pour les mésanges les arbres où abonderont les insectes pucerons,chenilles,araignées… DONC pas d’insecticides!) afin d’éviter des allers et retours épuisants.

La notion de « gourmandise » n’existe pas ; un oiseau qui deviendrait obèse serait éliminé immédiatement par les prédateurs; les oiseaux ne consomment intensément que pendant les périodes qui précèdent la migration, la mue ou la reproduction qui sont des activités grandes consommatrices d’énergie.

A suivre

JL